Mai 30

Schirmeck – Wackenbach

Description

La commune de Schirmeck se compose de la ville de Schirmeck et de Wackenbach, petit village  éloigné de quelques kilomètres du centre-ville et implanté le long de la rive droite du Framont en direction du Col du Donon.

Les habitants de Schirmeck sont les Schirmeckoises et les Schirmeckois.

La commune s’étend sur environ 1 142 hectares, sa population municipale était au 1e janvier 2013, selon l’INSEE, de 2 429 habitants pour une population totale de 2 492 habitants.

Administrativement, la commune dépend de l’arrondissement de Molsheim et du canton de Mutzig (qui a remplacé le canton de Schirmeck en 2015), son code postal est « 67 130 » et son code commune est « 67 448 ». En plus, Schirmeck fait partie de la communauté de communes de la Vallée de la Bruche.

Origine du nom

La première mention de « Schirmecke » remonte au début du XIVe siècle dans des écrits liés à la collégiale de Haslach, des écrits postérieurs liés à l’abbaye de Senones mentionnent « Neufville en Barembax ». Schirmeck n’est définitivement adopté qu’après 1348 dans les actes de chancellerie.

Sur la base d’une étymologie allemande, j’ai essayé de décomposer Schirmeck en plusieurs mots et je suis arrivé à « Schirmen » + « ecke », le premier signifiant « abriter/protéger » et le second signifiant « coin/angle ». En poussant un peu la recherche, je tombe aussi sur « ecke » signifiant « zone/région ».

Et comme on dit couramment que Schirmeck est synonyme d’ « endroit protégé », ça me semble assez cohérent.

En patois de la Vallée, Schirmeck devient Chermec.

Blason

Blason de SchirmeckLe blason de Schirmeck est un tau (T grec) d’or fleuronné sur fond rouge. A ses branches se trouvent deux clochettes en argent.

Saint Antoine, patron des bourgeois locaux sous l’Ancien Régime, est doublement représenté sur les couleurs de la ville. D’une part via les cloches, qui sont l’un de ses emblèmes, et d’autre part via le tau franciscain, qui est sa croix.

Résumé Historique

Schirmeck

Située sur un axe de passage important entre l’Alsace et la Lorraine, Schirmeck est propriété de l’Evêché de Strasbourg qui y fait construire un mur d’enceinte et un château épiscopal. Un péage pour le franchissement de la Bruche est installé et un Schultheiss (prévôt en français) dirige l’administration de la ville, pour le compte de l’évêque.

Une cinquantaine d’années plus tard, malgré ses installations et sa position stratégique, la ville et d’autres territoires voisins sont vendus, d’abord au comte de Salm qui revend presque dans la foulée à des nobles strasbourgeois. De ventes en rachats Schirmeck se retrouve à nouveau sous la coupe de l’Evêché de Strasbourg au début du XVIe siècle.

La guerre de Trente Ans (1618-1648), qui déchire l’Europe et oppose catholiques et protestants, se déroule aussi dans la vallée de la Bruche. En 1633, de violents combats opposent les troupes de l’Empereur, soutenues par les paysans de la vallée, et les troupes suédoises. La victoire des nordiques entraine la ruine de Schirmeck, la destruction du château ainsi que de la plupart des habitations. La ville passe même quelques mois sous l’autorité du seigneur protestant du Ban de la Roche. La stabilité est de retour après l’annexion de Strasbourg (1681) par la France de Louis XIV.

Suite à la Révolution Française, l’an 1790 voit la création des départements, Schirmeck est rattachée à celui du Bas-Rhin dans le canton de Rosheim, puis est en 1795 transférée aux Vosges. En 1801, la ville devient le chef-lieu du canton à la place de Grandfontaine.

Le traité de Francfort, qui met fin à la guerre franco-allemande de 1870, change à nouveau la donne dans la vallée de la Bruche avec l’annexion par l’Allemagne du canton de Schirmeck et d’une partie de celui de Saâles. Schirmeck et Saâles réintègrent la France à la fin de la première guerre mondiale et sont rattachés au département du Bas-Rhin.

Industriellement l’histoire de Schirmeck se confond avec celles des autres communes de la Vallée de la Bruche. Les activités minières et sidérurgiques se développent d’abord fortement, Wackenbach possédant même son propre haut fourneau, avant de disparaitre au profit du textile, qui à son tour quitte le paysage industriel local au XXe siècle.

Wackenbach

Ober-Wackenbach et Nieder-Wackenbach sont deux villages distincts qui sont mentionnés dans une charte de 1366 et qui sont depuis réunis en une seule entité. Wackenbach fût d’abord rattaché à la paroisse de Wisches avant de l’être à celle de Schirmeck.

En savoir plus

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