Rothau

Description

Les habitants de Rothau sont les Rothauquoises et les Rothauquois. Durant mes recherches, j’ai aussi pu trouver le gentilé sous une autre forme qui est : Rothoquoises et Rothoquois. Je ne saurais dire lequel est le plus adéquat.

La commune de Rothau s’étend sur environ 388 hectares, sa population municipale était au 1e janvier 2013, selon l’INSEE, de 1 589 habitants pour unr population totale de 1 608 habitants.

La population municipale comptabilise toutes les personnes qui ont leur résidence habituelle sur le territoire de la commune. La population totale y ajoute ceux qui résident habituellement ailleurs tout en conservant un lien de résidence avec la commune. Par exemple, les étudiants majeurs qui logent dans une autre commune mais qui conservent leur résidence familiale dans la commune, ou encore, les pensionnaires d’une maison de retraite située dans une autre commune mais qui possèdent toujours leur maison familiale dans la commune.

Administrativement, la commune dépend de l’arrondissement de Molsheim et du canton de Mutzig (qui à remplacer le canton de Schirmeck en 2015), son code postal est « 67 570 » et son code de commune est « 67 414 ». Rothau fait également partie de la communauté de communes de la Vallée de la Bruche.

 

Origine du nom

Le village de Rothau est traversé par la rivière de la Rothaine, la ressemblance entre ces deux noms laisse supposer qu’ils sont construits sur la même base.

Les trois premières lettres du village et de la rivière « Rot » signifient « rouge » en allemand, la piste me semble assez intéressante si l’on considère que la rivière prend sa source non loin du sommet de la Tête de la Croix Rouge.

Les autres lettres, « -hau » ou « -haine » me laissent sans véritable conviction, j’ai pu lire quelque part un éventuel lien avec l’allemand « Auen » qui signifie « prés », serait-il possible que la prononciation francisé du mot allemand ait abouti à « haine » ?

Au final, je suis un peu sec sur ce coup, donc si vous avez une idée sur l’origine de Rothau, n’hésitez-pas à la partager ici.

 

Blason

Blason-RothauLe blason de Rothau semble dériver de celui de la Seigneurie du Ban de la Roche dont l’écu rouge affichait 3 rocs d’échiquier, ces derniers devenant 3 tours pour les armoiries de Rothau.

 

Résumé historique

La rivière Rotaha (aussi connue comme la Rothaine) apparait dans les actes dès le 11e siècle, le village de Roto, bien qu’existant en tant que paroisse, ne sera mentionné qu’à partir de la fin du 14e siècle. A cette époque le village est de confession catholique (ce qui est très surprenant pour nous qui le connaissons depuis toujours comme protestant), il appartient à la Seigneurie du Ban de la Roche et en deviendra la capitale administrative après 1470.

Une règle des pays germaniques (cujus regio, ejus religio) prévoit que la religion du seigneur sera la religion du territoire. Et comme à  la fin du XVIe siècle le Ban de la Roche passe sous le contrôle du comte Georges Jean de Veldenz, lui-même protestant, Rothau adopte le protestantisme.

Sous l’impulsion du comte puis de son fils, l’industrie minière et métallurgique se développe fortement sur le territoire de la Roche, le village de Rothau, qui en est le principal bénéficiaire, se voit doté d’un haut fourneau, de forges et de divers ateliers, parmi lesquels un atelier monétaire.

La Guerre de Trente Ans laisse Rothau pour mort, sa population est décimée, son château est en ruines, son industrie est anéantie. Sa religion et sa position géographique à la frontière du Ban de la Roche, de la Principauté de Salm et du Bailliage Episcopal de Schirmeck ne sont certainement pas étrangères au très lourd tribut payé par le village.

A la fin du XVIIe siècle, après le passage de la région sous l’autorité du Roi de France, l’industrie métallurgique redémarre crescendo et cette dernière sera poussée à son paroxysme, par le baron Jean de Dietrich, peu avant la Révolution française. Louis Champy, propriétaire des forges du Framont et nouveau possesseurs de celles de Rothau, verra son industrie s’essouffler au fur et à mesure que se tarissent les filons de minerais et vient à manquer le charbon de bois.

En ce début de XIXe siècle, tandis qu’une branche industrielle décline, une autre voit le jour dans toute la Vallée de la Bruche, l’heure n’est plus au façonnage du métal, c’est l’ère du textile qui commence.

En 1847, Gustave Steinheil reprend à Rothau l’entreprise textile de sa feue tante, madame Pramberger, qu’il rebaptise « Filatures et Tissages Gustave Steinheil », cette dernière devenant la société « G. Steinheil-Dieterlen & Cie » lorsqu’il s’associe, plus tard, avec son beau-frère Christophe Dieterlen. Un siècle après, l’entreprise, alors à la pointe de la technologie au niveau national, emploie environ 1 300 personnes et contribue à la prospérité de Rothau et des communes voisines.

Malheureusement à cette époque, déjà, la lente agonie de l’industrie textile de nos régions était en marche. Décennies après décennies, Steinheil supprimait des emplois, et un jour d’octobre 2005 c’est Rothau qui perdit définitivement une partie de son âme.

Depuis 2012, la friche industrielle Steinheil de Rothau est en cours de démolition, ayant toujours connu le village avec sa gigantesque usine le traversant de part en part, j’ai beaucoup de mal à m’imaginer ce que sera la commune après les travaux. Et a chaque fois que je passe devant la porterie, j’ai une pensée émue pour toutes celles et ceux qui ont voué une partie de leur vie à cette entreprise, maintenant devenue un tas de gravats.

Pour en savoir plus sur Steinheil, je vous invite à visiter ce site, les témoignages qu’il contient sont d’une incroyable richesse.

 

Bonsoir Rothau

Reportage vidéo de 1964 consacré à Rothau.

 

En savoir plus

 

Galerie Photo

Photographies de Rothau.

Lien Permanent pour cet article : http://www.valleebruche.com/504/rothau/

(2 commentaires)

      • tophe on 5 juillet 2014 at 8 h 13 min
        Author

      Merci pour ces indications très intéressantes.

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